OpenVPN :
Mais là solution que je vous propose est basée sur OpenVPN ( http://openvpn.net/ ) et parce qu'on ne peut pas mieux se présenter que soit même :
OpenVPN est donc une solution de réseau privé virtuel qui utilise SSL (couche de cryptage). Cette solution est ouverte, multi-plateforme, libre et gratuite (ce qui ne vous empêche pas de faire une donation aux êtres humains qui travaillent sur ce projet). Elle est très configurable et parfaitement utilisable dans un environnement d'entreprise. Elle propose pour ces dernières des fonctions avancées comme la répartition de charge et la redondance.
Mon but est donc d'expliquer le plus simplement possible comme mettre en place ce type réseau et accessoirement vous expliquer comment ça marche car c'est quand même intéressant. Vous vous dites que ça commence mal pour la rapidité de déploiement vu tout ce qui précède mais ne vous inquiétez pas, nous y venons%u2026
Pour rendre les choses un poil plus convivial, nous allons utiliser OpenVPN GUI ( http://openvpn.se/ ).
Téléchargeons le package d'installation.
Pour le moment, en version stable, il s'agit de la version 1.0.3 basée sur OpenVPN 2.0.5.
Il n'y a pas de pré-requis particulier à avoir. Lancez l'installation en gardant les options par défaut. Lorsque l'on va vous demander d'installation un nouveau composant sur le système, faites « continuer ». Il s'agit d'une nouvelle interface réseau virtuelle. C'est une particularité de Windows. VMWare utilise le même mécanisme.
Une fois l'installation terminée, on ne commence pas par s'exciter sur la nouvelle icône dans la barre des tâches en pestant que rien ne marche. Il va falloir mettre les mains dans le cambouis.
Commençons par configurer un serveur OpenVPN.
Rendez-vous dans :
C:\Program Files\OpenVPN |
Les présentations sont faites. La procédure que je vais vous décrire suit en grande partie le « how-to » proposé sur le site officiel.
Lancez une console (Démarrer / Exécuter / cmd.exe).
Vous commencez à paniquer ? Retournez au début et passez par la case Hamachi sans toucher aux joies du libre. Il est obligatoire d'utiliser une console pour garder les variables, ne doublez cliquez donc jamais sur les icônes des fichiers batch.
Déplacez-vous à coup(s) de commande « cd » dans C:\Program Files\OpenVPN\easy-rsa
Pour plus de clarté, les commandes à taper seront simplement précédées de « > » dans la suite de ce tutoriel.
Allons-y :
> init-config
Pour préparer le terrain et remettre les pendules à l'heure si vous vous êtes précédemment mélangé les pinceaux.
Il vous faut maintenant éditer le fichier vars.bat qui se trouve dans /easy-rsa.
Il est possible que vous ayez quelques problèmes pour modifier ces fichiers à cause des retours à ligne qui ne sont pas faits de la même façon sur Linux et Windows (tout va apparaître en ligne, les éléments étant séparés par des rectangles). Il vous faut donc un éditeur de texte un peu plus costaud que le bloc-notes. Personnellement j'utilise gVim mais c'est un peu extrémiste et vous risquez de le haïr rapidement si vous ne le connaissez pas. Je vous invite à trouver votre préférence en cherchant et testant quelques éditeurs sur Internet.
Voilà les champs qui nous intéressent :
set KEY_SIZE=1024
La documentation officielle propose aux paranoïaques d'augmenter le chiffrement de la clé à 2048. En contrepartie, les performances seront moins bonnes. J'ai laissé cette option à 1024.
Les champs qui suivent vous permettront simplement de gagner du temps par la suite dans la création de vos certificats, ne laissez aucun champs vide. Pour les non anglophones, je traduis rapidement :
COUNTRY : sigle du pays
PROVINCE : état pour les Etats-Unis, vous pouvez mettre les deux premières lettres de votre région
CITY : la ville
ORG : Le nom de l'organisation ou entreprise
set KEY_COUNTRY=FR
set KEY_PROVINCE=LO
set KEY_CITY=Nancy
set KEY_ORG=MasterJul.net
set KEY_EMAIL=example@masterjul.net
N'oubliez pas d'enregistrer%u2026
Continuons dans les commandes :
> vars
Pour initialiser les variables que l'on vient de définir.
> clean-all
Nettoie toutes les anciennes clés générées dans /keys et prépare une nouvelle base de certificats.
Génération du certificat root et de sa clé pour le réseau :
> build-ca
Pour générer votre certificat d'autorité. Réfléchissez à un « common name » qui sera le nom de votre réseau virtuel. Cela peut être le nom de l'entreprise par exemple précédée de « OpenVPN » par exemple.
Voyons en détail ce qu'il se passe :
C:\Program Files\OpenVPN\easy-rsa>build-ca.bat |
Résultat de tout cela, la création de deux importants fichier dans /easy-rsa/keys :
ca.crt : Le certificat d'authentification root. Il peut être diffusé sans sécurité particulière.
Vous devrez d'ailleurs communiquer ce certificat à vos clients.
ca.key : La clé de ce certificat, sans doute le fichier le plus important. Il permet de signer les certificats des clients. À garder dans un coffre-fort, il n'est pas nécessaire au fonctionnement du serveur. Il ne doit donc évidemment pas circuler sur une liaison non sécurisée.
Génération du certificat et de la clé pour le serveur :
C'est simple, en une commande :
> build-key-server server
N'oubliez pas de préciser l'argument sinon vous risquez d'avoir quelques surprises dans les noms de fichiers générés.
À la différence du certificat root, le « common name » doit ici être « server ».
Je vous propose à nouveau un compte-rendu complet pour éviter les erreurs :
C:\Program Files\OpenVPN\easy-rsa>build-key-server server |
Il faut donc répondre « y » aux deux questions posées pour signer le certificat et l'ajouter à la base.
Nous avons trois nouveaux fichiers :
server.crt : Le certificat du serveur.
server.key : Sa clé, confidentielle.
server.csr : Une demande de signature de certificat, inutile puis que l'on vient de le signer.
Génération du certificat et de la clé pour les clients :
Il y a deux méthodes :
Génération locale des clés : on génère les clés sur le serveur et on lui envoie par un moyen sécurisé. Et j'insiste bien sur ce point. On ne doit jamais faire transiter les clés sur un réseau non sécurisé
Génération de la clé et d'une demande de certificat signé :

C'est le client qui génère lui-même sa clé avec le certificat root (« ca.crt » qu'on lui aura envoyé au préalable sans sécurité particulière). Il a également un fichier « .csr » qu'il peut envoyer sans crainte au serveur. Ce dernier va pouvoir générer un certificat signé en utilisant son certificat et sa clé root. Dès lors, le serveur donne au client son certificat « client1.crt ». C'est la méthodologie logique de ce type d'authentification qui apporte la sécurité nécessaire.
Je développe chaque méthode. Vous comprendrez mieux pourquoi certaines personnes se contentent de la première au dépend d'une faille de sécurité dans la procédure (envoi de la clé par un simple e-mail par exemple).
Préambule :
Notez bien que le « common name » doit être unique pour chaque client. Vous entrerez donc pour chaque couple clé / certificat généré ici successivement « client1 », « client2 », « client3 ».
Il existe une directive permettant à plusieurs clients de partager un même certificat mais c'est une pratique vivement déconseillée. Actuellement si un client tente de se connecter avec un certificat déjà en cours d'utilisation, la première connexion est perdue.
Génération locale des clés :
Nous sommes toujours dans C:\Program Files\OpenVPN\easy-rsa
> build-key client1
> build-key client2
> build-key client3
C'est tout ce qu'il y a faire. Je reviendrai après la seconde méthode sur ce que l'on doit faire des fichiers générés.
Génération de la clé et d'une demande de certificat signé :
Pré-requis :
Vous avez installé un OpenVPN GUI sur votre machine client. Pour le moment rien ne distingue encore vraiment le client du serveur.
Ouvrez une console et tapez :
> init-config
Editez le fichier vars.bat comme pour le serveur, puis continuez :
> vars
> clean-all
Ok, on passe aux choses sérieuses, copiez le certificat root généré par le serveur « ca.crt » (et surtout pas le confidentiel « ca.key ») dans /easy-rsa/keys. Dans un souci de paranoïa élevé et pour éviter une attaque de type « homme dans le milieu », vous devriez vérifier que le client a bien reçu (si vous l'avez envoyé par une connexion non sécurisée) le bon certificat root en le contactant par téléphone et en vérifiant ensemble un md5sum du fichier.
Pour une raison que j'ignore, il n'y pas autant de scripts batch pour Windows que de scripts Unix et il nous manque donc deux scripts que je vous propose de « refaire » en batch.
/build-req.bat : Il permet de générer le fichier « .csr » nécessaire à la demande du certificat.
@echo off |
Vous copiez tout cela dans votre éditeur préféré (évitez Word tout de même, ça marchera moins bien%u2026) et vous enregistrez le tout sous build-req.bat
C'est en fait une version coupée de « build-key ». Vous pouvez éventuellement utiliser « build-key client1 » pour générer la demande, elle sera créée correctement mais vous aurez une erreur car le client ne pourra pas signer directement son certificat (ce que tente de faire « build-key »).
N'oubliez pas de donner un argument au programme et de spécifier son « common name » unique. En pratique, cela peut être le nom de l'ordinateur.
Vous voilà donc muni d'un nouveau fichier, « client1.csr ». Transmettez-le de la façon que vous souhaitez au serveur afin qu'il puisse générer votre certificat.
Sur le serveur, il nous manque le script pour générer le certificat signé, « sign-req.bat ». C'est en fait la seconde partie du script « build-key.bat » :
@echo off |
Vous l'enregistrez sous « sign-req.bat » dans /easy-rsa. Le fichier « client1.csr » doit être copié dans /easy-rsa/keys.
Vous devez, pour signer un certificat, avoir le certificat root (« ca.crt ») et sa clé (« ca.key ») dans le même répertoire que la demande de signature.
Appelez depuis une console avec les variables initialisées correctement (« vars.bat ») :
> sign-req client1
Vous retrouvez un fichier « client1.crt » que vous pouvez communiquer sans crainte au client.
C'est fini !
Note concernant la protection des certificats des clients :
Il est possible d'assigner un mot de passe aux certificats des clients. Il suffit pour cela d'enlever le paramètres « -nodes » dans le fichier « build-key.bat » et le mot de passe vous sera demandé à la création.
Même si cela renforce toujours plus la sécurité, cette mesure risque de devenir rapidement contraignante vous obligeant à rentrer le mot de passe à chaque utilisation du certificat.
Il serait bon de faire un petit résumé avec tous ces fichiers%u2026
|
Vérifiez donc que tout est déjà au bon endroit.
On continue et termine de s'amuser avec les scripts pour le serveur.
Nous devons maintenant générer les paramètres Diffie Hellman pour le serveur :
> build-dh
Cette opération consiste dans la génération dans grand nombre premier. Pour ajouter de l'entropie au processus vous pouvez agiter le pointeur de la souris. Cette opération dure plusieurs dizaines de secondes à plusieurs minutes selon votre configuration.
Le fichier généré s'appelle « dh1024.pem » et doit uniquement être copié dans le /config du serveur. Ce fichier n'est pas confidentiel.
On pourrait s'en arrêter là, mais on va ajouter une dernière clé :
> openvpn --genkey --secret ta.key
Cette clé va permettre d'ajouter une couche de sécurité supplémentaire avec une authentification TLS. Cela va créer un pare-feu HMAC et aidera à contrer les attaques de type DoS et le flood de port UDP.
Cette clé est à copier dans le répertoire /config de chaque machine et sa prise en compte nécessitera une modification dans le fichier de configuration. Ce fichier est partagé entre les machines et secret. Vous devriez donc utiliser une connexion sécurisée préexistante pour le transmettre aux clients.
On résume à nouveau :
Dans le répertoire /config du serveur, vous avez copié : « ca.crt », « server.crt », « server.key », « dh1024.pem » et « ta.key ».
Dans le répertoire /config d'un client, on trouve : « ca.crt », « client1.crt » , « client1.key », « ta.key » .
Fichiers de configuration
Le serveur :
Copiez le fichier « server.ovpn » qui se trouve dans /sample-config dans /config.
Editez-le, voici quelques paramètres essentiels :
port 1194
Le port utilisé par OpenVPN. Vous devez rediriger le port si vous êtes derrière un routeur. Vous pouvez créer plusieurs VPN en utilisant des ports différents.
client-to-client
Il faut « dé-commenter » ce paramètre (enlever le point-virgule) afin que les clients puissent communiquer entre eux, sinon ils ne pourront communiquer qu'avec le serveur.
J'ai vu un tutoriel proposant de faire un VPN par client avec un port différent et de créer des ponts réseaux entre chaque connexion. C'est assez saugrenu à moins d'avoir un intérêt vraiment très spécial à le faire, je n'ai pas encore trouvé.
tls-auth ta.key 0 # This file is secret
Dé-commentez cette ligne si vous utilisez un fichier d'authentification TLS « ta.key » sur les machines.
Le client :
Copiez le fichier « client.ovpn » qui se trouve dans /sample-config dans /config.
Editez-le, voici quelques paramètres essentiels :
remote xx.xx.xx.xx 1194
Spécifiez ici l'adresse (ou le nom NetBIOS) et le port sur lequel joindre le serveur OpenVPN. Vous pouvez spécifier plusieurs adresses de serveur pour répartir la charge automatiquement et proposer une redondance.
cert client1.crt
key client1.key
Pensez à changer ces paramètres en fonctions des fichiers qui sont présents dans le répertoire /config de la machine.
ns-cert-type server
Dé-commentez cette ligne pour ajouter une vérification du certificat du serveur. Le serveur est préconfiguré correctement avec les fichiers par défaut proposés dans /easy-rsa. Cette protection permet d'éviter une attaque du type « homme dans le milieu ».
tls-auth ta.key 1
Dé-commentez cette ligne si vous utilisez un fichier d'authentification TLS « ta.key » sur les machines.
Félicitations ! C'est fini !
Double-cliquez sur l'icône avec les deux ordinateurs et le globe sur le serveur, puis les clients.
On croise les doigts...
Mon Mar 20 20:49:53 2006 OpenVPN 2.0.5 Win32-MinGW [SSL] [LZO] built on Nov 2 2005 |
Ca s'allume en vert, ça marche !
Repérez les lignes « Learn : » qui indiquent les adresses IP que l'on vient d'attribuer à un client et tentez de pinger les machines entre elles.
Mon Mar 20 20:51:15 2006 MULTI: multi_create_instance called |
Tentative de ping du serveur vers un client :
C:\Program Files\OpenVPN\easy-rsa>ping 10.8.0.18 |
Explication de l'utilisation du mode bridge
I - Quel est le problème ?
C'est un problème qui revient souvent sur le topic, voilà une explication de la situation.
Vous avez chez vous un modem-routeur qui cache un réseau local de plage d'adresse 192.168.1.x.
Vous avez mis en place un serveur VPN, c'est une de vos machines de votre réseau, son adresse IP dans votre réseau local est 192.168.1.12.
Ce serveur possède sa propre plage d'adresse pour le VPN, qui est par défaut de la forme 10.8.0.x.
Lorsque vous souhaitez vous connecter sur votre VPN depuis l'extérieur, vous entrez l'adresse IP publique sur vous avez sur Internet, la redirection de port sur votre routeur vous amène sur la machine dédiée à OpenVPN.
Celui-ci va vous donner une adresse disponible dans la plage 10.8.0.x., mettons 10.8.0.2 (10.8.0.1 est l'adresse du serveur).
Vous arrivez à pinger 10.8.0.1, le serveur VPN. Vous arrivez également à pinger 192.168.1.12 c'est l'interface est sur la même machine.
Mais, il est impossible d'atteindre les autres machines de votre réseau local, derrière le serveur VPN.
Il y a deux façons d'obtenir ce que vous souhaitez faire, le mode bridge (pont) ou le routage.
II - La connexion de pont (ou bridge)
1 - Comment cela se passe-t-il en théorie ?
Avec le mode bridge, votre réseau VPN va utiliser la même plage d'adresses que votre réseau local. Autrement dit, votre machine sur laquelle est installé OpenVPN n'aura plus qu'une adresse IP, de la forme 192.168.1.x, nous choisirons 192.168.1.120 pour l'exemple. C'est une adresse IP fixe.
Dans le fichier de configuration, nous préciserons alors la plage que votre serveur VPN attribuera aux clients. Mettons de 192.168.1.128 à 192.168.1.254. Du coup, quand votre client se connectera au VPN, celui-ci va lui donner la première adresse disponible, 192.168.1.128 et ce client fera littéralement "parti" de votre réseau local.
2 - Passons aux choses pratiques :
2.1 - Dans les fichiers de configuration :
- Côté serveur comme client :
Remplacer "dev tun" par "dev tap"
;dev tun |
- Sur le serveur, commentez la ligne "server" de cette façon :
;server 10.8.0.0 255.255.255.0 |
- Sur le serveur, vous allez donner l'adresse IP fixe du VPN sur le réseau local et la plage mise à disposition :
server-bridge adresse-serveur masque debut-plage fin-plage
server-bridge 192.168.1.120 255.255.255.0 192.168.1.128 192.168.1.254 |
2.2 - Dans les connexions réseau de Windows (Panneau de configuration) :
1 - Assurez-vous de ne pas avoir de connexion partageant un accès à Internet (cela empêche le bridging).
2 - Sélectionnez votre adaptateur réseau utilisé sur votre LAN et le virtuel de OpenVPN (TAP-Win32 Adapter). Pour cela, vous pouvez utiliser la touche CTRL + le clic de souris sur chacun des adaptateurs.
3 - Faites un clic droit sur l'une des connexions puis "Créer un pont".
A partir de ce moment, les deux connexions vont être liées et elles auront une interface commune, configurable sur le pont.
Sur cette image, la connexion TAP est "connectée" car le VPN est lancé.
4 - Faites un clic droit sur le pont, "Propriétés".
5 - Sélectionnez dans le second cadre "Protocole Internet (TCP/IP)" et faites "Propriétés".
6 - Choisissez "utilisez l'adresse IP suivante" et rentrez les informations comme indiqué (pour rester en phase avec les paramètres cités précédemment). Dans cette configuration, vous avez un modem-routeur sur l'adresse 192.168.1.1.
7 - Il ne reste plus qu'à lancer le VPN (double clic sur l'icône prêt de l'horloge).
8 - Le client initie la connexion de son côté, ça marche ? Merveilleux, bienvenue chez vous.
| Je@nb a écrit : Pour le routage tu as 2 possibilités :
Ainsi dans le premier cas le routage est direct (chaque client sait où aller) |
III - Questions et remarques
Pourquoi ne pas utiliser le DHCP du routeur ?
Parce que votre DHCP ne saurait pas différencier un client VPN d'un client de votre réseau local et lui donnerait des informations erronnées (mauvaise passerelle...). Il existe une façon de le faire pour Linux mais pas sous Windows à ma connaissance. Il faut voir du côté de votre routeur.
Toutefois, je ne pense pas que cette solution soit judicieuse car vous risquez de vous mélanger les pinceaux. Avec un serveur en IP fixe et une plage d'adresse dédiée, vous savez où vous allez.
Ca ne m'arrange pas cette histoire de pont. / J'aimerais bien garder deux plages distinctes.
Dans ce cas, il faut passer par le routage. En gros, il faut "pousser" des routes sur les clients pour qu'ils sachent quoi faire des requêtes allant vers votre réseau local. En contrepartie, il faut que les postes derrière votre routeur VPN connaissent la route de retour vers le serveur VPN. J'écrirai une explication plus détaillée sur cette façon de procéder.
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